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 Nerilka, plus dangereuse que la mer, plus silencieuse que la mort [terminé]

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Date d'inscription : 04/12/2011
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MessageSujet: Nerilka, plus dangereuse que la mer, plus silencieuse que la mort [terminé]   Dim 4 Déc - 12:04


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Nerilka

• Age : 18 ans
• Nationalité : Française
• Lieu d'entrainement / Lieu de résidence (Autres): Royaume sous marin
• Constellation :
• Rang et Armure / Métier (Autres): Général de la sirène maléfique / archiviste
• Camp : Poséidon
     


┼ Physique et Psychologie ┼

En dehors de ses vêtements officiels, quels types de tenues préfère-t-il/elle?

Niveau vestimentaire, elle est du genre minimaliste. Inutile de s’encombrer de fioritures et de quolifichets quand on combat. Son haut habituel se compose d’une brassière dont le modèle rappel les kimonos japonais sauf qu’elle ne possède qu’une manche. Ne demandez pas pourquoi, c’est comme ça. Son ventre est souvent dénudé, laissant son piercing visible, et le bas de sa tenue se compose d’un short moulant recouvert d’un coté par un voile formant ainsi une sorte de jupe courte. Le toute est maintenu par une lourde ceinture de cuir additionnée de métal. Des bracelets en or enserrent ses bras. Des bottes de cuir souple enserrent ses jambes jusqu’aux genoux. Elle se balade également souvent drapée dans une cape noire qui la dissimule de tous.
Néanmoins, quand elle doit effectuer des missions non militaire sur Terre, elle sacrifiera à la mode du temps. Elle adoptera une robe longue typique du XVIIIe siècle de couleur assez sombre, grenat ou vert profond, et généralement en velours. Elle relèvera aussi ses cheveux en chignon en laissant filtrer quelques mèches ondulées. Elle passe alors pour une jeune femme noble en voyage dans le bassin Méditerranéen. Mais gare à ceux qui la croirait sans défense, ils s'en mordraient grandement les doigts !

Comment réagirait il/elle face à des sentiments en général ?

Il y a fort à parier qu'elle ne réagirait pas. De nature froide pour ne pas dire glaciale, elle reste imperturbable et inexpressive. Elle arriverait à faire geler un iceberg rien qu’en s’asseyant dessus. Parler avec les gens, elle trouve ça inutile et se limite au strict minimum. Elle ne parle jamais pour ne rien dire et n’entamera jamais une conversation sauf en cas d’extrême nécessité. Si vous essayez de lui parler de la pluie et du beau temps, au mieux, elle ne vous répondra pas, au pire, elle fichera le camp. On la considère comme une asociale de haut vol ce qui est loin d’être faux. Elle préfère la solitude à la compagnie des humains. La solitude est son amie et peut-être bien la seule. Personne jusqu’à présent n’a réussit à se lier à elle d’une quelconque manière. Cette volonté de solitude et de retrait du monde trouve son origine dans son histoire et est le résultat de blessures profondes qui l’ont marquées à jamais.
Quand elle est seule, elle a souvent les yeux perdus dans le vague comme si elle voyait au-delà des choses ou qu’elle avait un monde bien à elle. Ce n’est d’ailleurs pas faux même si personne ne le sait. Elle voyage dans son esprit et s’invente son monde à elle. Un monde bien différent de celui où elle vit. Une sorte de refuge où elle se sent en sécurité.
Exprimer des sentiments est quasiment impossible pour elle. Nerilka n'essaye d'ailleurs absolument pas de le faire. Néanmoins cela ne signifie pas pour autant qu'elle ne ressent rien. C'est même tout le contraire. Elle possède une profonde empathie mais ne sait absolument pas l'exprimer comme si un mur invisible se trouvait entre son être intérieur et son être extérieur. Une sorte de miroir où les reflets seraient totalement opposés et incapables de passer outre la séparation vitrée.

Une attaque surprise a lieu, comment réagit-il/elle?

Elle réagira avec un calme effrayant. Aucun affolement, aucun cri, elle jaugera rapidement la situation et agira en conséquence. La surprendre et la déstabiliser est chose quasiment impossible. Elle considère l'affolement comme le pire ennemi du combattant et fait tout pour l'éviter. Nerilka juge rapidement ses adversaires. Restant en retrait, observant celui ou ceux qui lui font face, lors d'une attaque surprise, elle laissera venir les assaillants se contentant de contrer mais continuant à observer chaque mouvement, chaque geste, chaque attitude jusqu'à trouver la faille et s'y engouffrer sans retenue et sans une once de compassion ou d'aménité envers ses ennemis. Elle frappera alors rapidement et violemment.
Elle défendra corps et âme le royaume de son seigneur et ses intérêts. Considérant tout intrus comme une menace potentielle. Elle n'aura de cesse que de combattre ses ennemis et de les faire périr ou de périr elle-même en essayant. Son abnégation est totale envers Poséidon et les siens.

A-t-il/elle une ambition ou un projet pour l'avenir?

D'ambition, on pourrait dire que son seul souhait est de servir Poséidon. Étant déjà général, elle ne peut souhaiter aller plus haut. D'ailleurs l'ambition n'est pas son point fort. Elle n'était au départ pas désignée pour devenir général mais un simple marina. Donc on peut oublier l'ambition dans son cas.
Secrètement, elle espère un jour pouvoir communiquer avec les autres et que le traumatisme de son enfance la laisse enfin en paix. Elle voudrait pardonner à son père ses actes aussi bien ses coups que son suicide mais cela lui semble pour le moment insurmontable. Elle souffre de sa solitude même si elle la préfère aux gens. Elle ne se sent bien que seule mais pourtant en souffre. Personne n'arrive à la toucher et elle pense qu'il en sera toujours ainsi. Elle a quasiment abandonné l'idée que cela puisse changer et qu'elle trouve une personne capable de briser le miroir entre ce qu'elle est et ce qu'elle paraît. Malheureusement pour l'instant n'a su ou voulu relever le défi.
Devenu archiviste par amour des livres, elle semble chercher dans les écrits une solution à son mal être mais encore une fois, elle n'y a trouvé aucun remède. Elle y trouve juste la solitude et le calme. Souvent seule, elle passe son temps dans les sous-sols à lire, ranger et cataloguer. Un endroit où personne ne vient jamais se perdre sans une bonne raison surtout en sachant qu'elle s'y trouve car autant elle fuit les autres autant ces derniers la fuient, redoutant son comportement et son absence de sentiments. Nerilka souffre de ce qu'elle est mais ne sait agir autrement pour briser ses barrières érigées de longues dates.



╪ Histoire ╪


Chapitre 1 : Une enfance dans l’ombre
(attention certains élément de cette 1er partie peuvent choquer les plus jeunes)


Nerilka naquit dans une petite ville de la côte de granit, en Bretagne, durant l’hiver 1780. Malheureusement pour elle, elle était ce qu’on appellerait une enfant non désirée. Fille du Duc de Montfort, une famille de la vieille noblesse bretonne, et d’une jeune femme aventureuse du nom de Michelle Sorel. Une femme sans beaucoup de scrupules qui trouvait la fortune du Duc bien plus intéressante que le Duc lui-même. Sachant pertinemment qu’elle ne parviendrait pas à l’épouser, elle se dit qu’un enfant serait le bon plan pour soutirer quelques billets au noble. Sitôt pensé, le plan fut mis en application et, neuf mois plus tard, la petite Nerilka vit le jour.

La famille de Montfort vivait selon un code assez ancien de la noblesse. Par conséquent, le Duc reconnu l’enfant mais ne tenait pas franchement à s’encombrer de sa mère. Une mère qui laissa au père tout le plaisir de la paternité contre plusieurs liasses de billets. Michelle disparut dans la nature sans demander son reste et sans se préoccuper le moins du monde de cette enfant. La gamine partait déjà avec un certain handicap. Mais ce handicap ne fit que s’amplifier avec le temps car si son père avait bien accepté de s’en occuper, c’était plus à cause des convenances que par véritable amour paternel. Il ramena l’enfant dans le manoir séculaire et la laissa aux bons soins d’une nourrice. Le bébé grandit seul mais avait quand même le droit à un peu de chaleur et d’attention grâce à sa nourrice. Du moins, jusqu’à l’âge de trois ans où son père considéra qu’elle n’en avait plus besoin et qu’elle devrait se débrouiller seule. La fillette fut donc livrée à elle-même, abandonnée dans un manoir sans vie où même les domestiques n’en avaient pas grand-chose à faire d’elle.

Le temps passait et le Duc de Montfort détestait de plus en plus la gamine dont il avait du s’encombrer. Par le biais d’une mauvaise conjoncture économique et le grondement sourd de la Révolution française naissante, les affaires de ce dernier périclitaient et il commença à boire. Inutile de dire que dans un tel état, il avait besoin d’un bouc émissaire sur lequel passer ses nerfs. Et le malheureux bouc-émissaire fut sa propre fille, un fardeau dont il se serait bien passé. Nerilka n’était responsable de rien, pourtant c’est elle qui subit le courroux de son père. L’homme se révéla particulièrement violent en ayant bu et n’hésitait pas à frapper la gamine. Après de multiples séances de coups, Nerilka développa son aptitude à se cacher. Dès que son père était dans le manoir, elle cherchait tous les coins et recoins où elle pouvait se dissimuler, passer inaperçue. Malheureusement, ça ne marchait pas à tous les coups et alors son père se montrait deux fois plus violent. La gamine se retrouvait souvent bleu de la tête aux pieds ou pas loin. Cependant plus elle grandissait, plus elle arrivait à se dissimuler et à se montrer plus silencieuse qu’un chat mais plus la haine de son père à son encontre augmentait. Il ne se gênait pas pour lui conter l’attitude de sa mère et bien lui faire comprendre qu’il n’avait jamais voulu d’elle et qu’elle n’était rien de plus qu’une batarde.

La vie n’étant pas des plus simples, la jeune Nerilka se réfugiait dans les livres et dans son monde. Pour fuir l’horreur de son quotidien, elle se cachait dans un petit coin, fermait les yeux et s’inventait un monde à elle, un monde de princesses et de chevaliers, de dragons et de licornes, de sirènes et de fées. C’était dans ses élucubrations oniriques qu’elle trouvait un certain réconfort et une liberté qu’elle ne trouvait pas ailleurs. Avec les années, elle vivait plus dans sa tête que dans la vie réelle.

Quand elle eut neuf ans les choses se précipitèrent. La Révolution eut raison de la fortune et de la raison du Duc de Montfort. Il perdit tout. Presque du jour au lendemain, la fortune des Montfort fondit comme neige au soleil et la famille se retrouvait sujette à la colère des paysans et des gens du peuple. Le Duc se mit à boire plus que de raison alors. Plus il buvait, plus il déprimait, plus il rendait responsable sa fille de ce qui se passait, une chose absurde mais qui dans l'esprit alcoolisé de l'homme semblait normal. Ne supportant pas d’avoir tout perdu, de devoir abandonner son manoir pour fuir, il décida que la vie ne valait plus la peine d’être vécue mais il voulait que sa fille sache que tout était de sa faute. Il alla la chercher et la ramena dans son bureau où pendant plusieurs heures, il lui dit à quel point, elle était idiote et responsable de tous ses malheurs. Pendant tout ce temps, il avait pris une arme, un revolver, qu’il triturait nerveusement et qu’il pointait de temps à autre sur sa fille. La gamine, morte de peur, pleurait à chaudes larmes et s’était recroquevillée sur elle. Quand son père eut déversé tout son venin, il se posta devant elle, un sourire mauvais aux lèvres.


« Tu vois, c’est de ta faute. Toute ta vie, tu devras te rappeler ça ! »

Et sans un mot de plus, il se tira une balle en pleine tête et s’écroula aux pieds de sa fille. La fillette resta là, sans bouger, complètement choquée par la scène et, de nouveau, se réfugia dans son monde où ses horreurs n’existaient pas. Le matin, elle fut retrouvée devant le corps de son père, complètement prostrée et les yeux perdus dans le vague.

Chapitre 2 : D’un monde à l’autre




Nerilka fut placée en orphelinat, le temps que sa mère soit retrouvée vu que le duc n’avait plus de famille. La gamine resta là pendant près d’un an. Une année durant laquelle, elle ne prononça pas un mot. Pour tous, cela était dû au choc de la mort de son père. Les médecins jugeaient l’enfant fortement traumatisée au point qu’elle en avait perdu la parole. Au bout de quelques semaines à essayer de la faire parler, les médecins abandonnèrent la partie, laissant la petite reprendre ses marques. Ils devaient se dire qu’elle parlerait quand elle se sentirait prête.

La petite fille vécue dans cet endroit remplis de bruit et d’enfants de tous les âges pendant plusieurs mois. Comme souvent, elle se mettait dans un coin et se perdait dans son esprit. Résultat, les autres gosses se moquaient d’elle et la considéraient soit comme bizarre, soit comme mentalement attardée. Les mioches n’étant pas tendres, c’était plutôt la deuxième hypothèse qu’ils retenaient mais peu importait pour la fillette rousse qui faisait abstraction de tout ça. Quand les autres enfants devenaient trop durs avec elle en parole et en acte, elle quittait l'orphelinat en douce pour se rendre à la plage. Elle s’était trouvé un petit coin, difficile d’accès, où elle était toujours seule et tranquille. Elle perdait son regard dans les vagues et s’enfuyait dans son petit monde à elle comme toujours.

Les jours s’écoulaient ainsi, dans la monotonie et l’indifférence la plus totale. Au bout de plusieurs mois, un beau jour de printemps qui en fait n’était pas si beau que ça vu que la tempête se déchainait. La gamine était pourtant toujours sur la plage et ne faisait cas ni de la pluie, ni du vent, ni des trombes d’eau salée que lui envoyait la mer. Elle restait là, toute trempée, les yeux perdus dans le vague. Ce n’était pas la première fois que cela lui arrivait. Elle en avait l’habitude. Les côtes bretonnes sont assez réputées pour leurs pluies et tempêtes. Ce jour-là, les heures passaient sans que Nerilka ne bouge le moindre membre. Elle restait aussi immobile qu’une statue. Quand un homme surgit de la mer. Bien que cela soit surprenant, l’enfant ne réagit pas. Elle avait bien vu le nouveau venu mais elle n’en faisait pas cas. Le considérait-elle comme une émanation de son esprit ? C’était une possibilité mais elle ne dit pas un mot. L’homme s’approcha et vint s’asseoir près d’elle. L’enfant ne dit toujours rien, ne faisant aucun geste, ne manifestant aucune crainte. Elle restait juste là, immobile. L’homme resta près d’elle, sans bouger non plus. Deux heures environ passèrent ainsi sans qu’aucun des deux ne bougent. Finalement, c’est le nouveau venu qui prit la parole.


« Bonjour jeune fille. Ta capacité à ne pas bouger et ne pas avoir peur est impressionnante ! Comment t’appelles-tu ? »

Le silence fut sa seule réponse ce qui étonna d’autant plus l’homme. Perplexe, il se présenta alors.

« Moi, je me nomme Jonas. Je viens de là. »

Il montra l’océan qui s’étendait devant eux. Mais Nerilka ne réagissait toujours pas continuant de déstabiliser son compagnon. Il passa sa main devant ses yeux, avant de faire claquer ses doigts au niveau de ses oreilles. Il devait croire qu’elle était peut-être sourde et aveugle vu qu’elle ne répondait à aucuns stimuli particuliers. Il soupira.

« Je me suis peut-être trompée. Si t’es sourde, muette et aveugle, tu n’as donc aucun mérite à rester sans bouger. Autant pour moi. Je vais y aller. »

Jonas semblait dépité. D’habitude, il était plutôt doué pour juger les gens et surtout ceux qu’ils sentaient apte à venir servir le dieu des océans. Là, visiblement, il s’était planté en beauté. Il aurait l’air malin devant les autres marinas. Lui qui observait la gamine depuis quelques temps. Il avait raconté qu’il sentait un grand potentiel chez elle. Et ben maintenant, il allait avoir l’air fin et serait la cible des quolibets. Il haussa les épaules. Il ferait avec. Il commençait déjà à rentrer dans l’eau quand une petite voix se fit entendre.

« Nerilka. »

L’homme se retourna brusquement en entendant ce mot. La gamine n’avait pas bougé mais il était certain que c’était bien elle qui avait parlé et que c’était son prénom qu’elle venait de lui donner. Jonas sourit. Non, il ne s’était pas trompé. Elle avait un potentiel exceptionnel à n’en pas douter. Il lui sourit. Il savait à présent qu’elle avait bien tous ses sens. L’homme revint donc vers elle et s’agenouilla devant elle.

« Ainsi tu parles bien et tu entends tout aussi bien. Nerilka c’est un joli prénom, atypique, mais joli. Pourquoi ne pas m’avoir parlé avant ? »

L’enfant releva alors la tête vers lui et le regarda vraiment pour la première fois. Le marina fut surpris de voir sa totale inexpression.

« Je n’en voyais pas l’utilité. »

Réponse simple, concise et sommaire. Visiblement, parler n’était pas son point fort mais Jonas ne lui en tenait pas rigueur. Chacun avait son caractère et sa façon d’être après tout. Il se dit qu’il fallait lui expliquer les choses mais ne pas trop attendre en retour.

« Ecoute-moi bien Nerilka. Je viens du fond des mers. Je suis ce qu’on appelle un marina. Je ne pense pas que ça te dise grand-chose mais bon. Si tu viens avec moi, je t’apprendrai comment avoir une force plus grande que la normale. Tu deviendras un des serviteurs du dieu des océans Poséidon. Je ne sais pas pourquoi tu parles si peu mais je me doute que tu as du vivre un drame. Peut-être qu’en changeant totalement de vie, tu pourras dépasser tes doutes et tes peurs. »

L’homme se releva et avança de nouveau dans les vagues. Il se retourna et lui tendit la main.

« Si ça te tente, viens avec moi. »

Il n’espérait pas de réponse mais bien un geste. Il montrait par là qu’il ne cherchait pas à la faire parler à tout pris. Il acceptait sa façon d’être. Devant cette nouvelle vie qui s’offrait à elle, Nerilka se releva et prit la main tendue. Sans aucun remord, elle quitta son monde pour aller en affronter un autre.

Chapitre 3 : « Appelez-moi général de la sirène maléfique ! »




Jonas l’amena donc au royaume sous-marin, le monde de Poséidon, seigneur des océans. Le marina lui fit découvrir les lieux et lui expliqua les tenants et les aboutissants des choses. Il prit son temps et passa trois jours à faire le tour de tout aussi bien les lieux, les gens que les idées et les concepts. La fillette écoutait tout mais ne disait toujours rien ou le strict nécessaire. Certains marinas la regardaient un peu bizarrement mais aucun ne se permit de la juger inapte à devenir marina. Jonas avait sa petite réputation et débusquait toujours des perles. Après ces trois jours, il questionna de nouveau l’enfant pour savoir si elle tenait à intégrer les rangs des marinas. La fillette acquiesça. Elle n’en donna pas ses raisons et le marina ne chercha pas à les connaitre. Si un jour elle voudrait en parler, elle le ferait. Jonas la conduisit jusqu’au baraquement des apprentis et lui donna une tenue. L’entrainement pouvait à présent commencer.

C’est Jonas lui-même qui décida de l’entrainer. Il programma son entrainement de manière à d’abord renforcer son physique. La petite était… petite et frêle. Alors, certes les muscles ne faisaient pas tout mais elle devait quand même se renforcer un brin. Pendant des semaines, des mois, elle fit tous les exercices possibles et imaginables pour développer sa musculature, sa force, son endurance, sa rapidité, sa souplesse. Nerilka endurait tout sans se plaindre, elle s’accrochait malgré la dureté de cet entrainement. Pour Jonas, qu’elle soit une fille ne changeait rien. Elle devait s’entrainer sans relâche pour arriver à égaler les hommes et avoir une certaine crédibilité. Le sanctuaire de Poséidon ne faisait pas exception à la règle. Le nombre de femmes y était peu important et elles étaient souvent mal vues. Celles qui parvenaient à obtenir du respect, étaient celles qui parvenaient à supplanter les hommes. Jonas le savait bien et tenait à ce que sa protégée obtienne la place qui lui était due.

Une fois, le physique renforcé, il passa à une autre étape, la découverte du cosmos. Il fallait y aller par étape. La gamine ne pourrait pas révéler son cosmos du jour au lendemain, il ne fallait pas pousser même si le marina la trouvait particulièrement douée et précoce. Prenant son temps, il lui expliqua alors ce qu’était le cosmos et comment elle pouvait y faire appel. Cependant, il ne poussa pas trop loin. Après tout, c’était à chacun de trouver comment faire jaillir une telle force de soi-même. Bizarrement, sa puissance se révéla bien plus rapidement que son maître ne l’aurait imaginé. Le fait qu’elle passe énormément de temps seule, presque en méditation, lui permit de trouver les prémices de son cosmos. Bien vite, il se révéla totalement. Jonas passa alors à l’étape suivante et lui apprit des attaques de base.

Les mois passaient et Nerilka gagnait en force et en puissance. Elle commençait à se faire sérieusement remarquer mais elle ne se liait toujours à personne. Elle fuyait même les gens préférant toujours sa solitude. Jonas avait espéré qu’avec le temps, elle s’ouvre un peu plus mais en cinq ans ce ne fut jamais le cas. Pire, il avait l’impression qu’elle se refermait de plus en plus sur elle. Néanmoins, il n’insistait pas, craignant d’empirer les choses. Il la laissait seule, se disant qu’au fond, elle était peut-être plus heureuse comme ça.

Lorsqu’elle atteignit ses seize ans, il la jugea apte à combattre pour obtenir son écaille. Elle avait déjà affronté plusieurs adversaires et si, au départ, elle s’était fait mettre plusieurs raclées, depuis plus de trois ans, personne ne lui avait plus fait manger la poussière de corail. Jonas la mit donc en lice pour l’écaille du poisson doré. L’esprit de cette écaille correspondait assez bien à celui de sa petite protégée. Nerilka n’émit ni objection, ni enthousiasme. Elle voyait juste son but final se rapprocher d’elle. Les combats s’enchainèrent les uns après les autres. La jolie rousse gagnait à chaque fois sans trop de difficultés, il fallait bien le reconnaitre. Le dernier de ses adversaires, le plus puissant, fut un brin plus difficile à abattre. D’ailleurs le combat ne se termina qu’avec la mort de l’autre. C’est alors qu’on lui annonça avoir gagné son écaille. Cependant, une chose bien surprenante se produisit ou plutôt rien ne se produisit. L’écaille ne sortit pas de sa box pour saluer sa nouvelle porteuse. Cela était on ne peut plus surprenant. Tout le monde s’en étonnait mais pour bien peu de temps. Une lumière aveuglante surgit au milieu de l’arène alors qu’une box apparaissait et qu’une armure en jaillissait venant couvrir le corps de la jeune fille.


« L’écaille de la sirène ? »

« Mais c’est une écaille de général ! Ce n’est pas possible ! Elle ne peut pas ! »

« Non, elle n’a pas le droit ! Ce n’est pas l’armure pour laquelle elle concourait ! Qu’elle la rende ! »

Les contestations fusaient de toutes parts même Jonas ne savait pas quoi dire. Que faisait donc cette armure ici ? Agnès restait pourtant toujours aussi imperturbable. Elle ne disait rien.

« Ça suffit ! Taisez-vous ! »

Le silence se fit alors totalement alors qu’un homme à l’armure dorée arrivait et fendait la foule pour venir aux côtés de la demoiselle. Il posa une main sur son épaule.

« L’armure choisit son porteur. Si l’écaille de la sirène maléfique l’a choisit c’est qu’elle l’estime digne d’elle. Personne n’a le droit d’intervenir. Personne ne peut aller contre sa volonté, même pas les dieux eux-mêmes. Moi, le général de Scylla reconnait cette jeune femme comme le général de la sirène maléfique et mon égal ! »


╬ Vous ╬

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Nerilka, plus dangereuse que la mer, plus silencieuse que la mort [terminé]

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